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11/9/2009 A propos de la domination masculine "Si je peux faire réfléchir et douter une dizaine de personnes, ce serait déjà énorme!" dit Patric Jean qui a réalisé un documentaire sur la domination masculine. Son interview à voir ici. Et voici son blog. 9/26/2009 Moi, Mustapha Kessous, journaliste au "Monde" et victime du racismeBrice Hortefeux a trop d'humour. Je le sais, il m'a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l'avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : "Vous avez vos papiers ?" Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre le Tour de France. Je prépare un article sur ces gens qui peuplent le bord des routes. Sur le bitume mouillé près de Blain (Loire-Atlantique), je m'approche d'une famille surexcitée par le passage de la caravane, pour bavarder. "Je te parle pas, à toi", me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, mon collègue Benoît Hopquin n'a aucun souci à discuter avec cette "France profonde". Il m'avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une employée de l'organisation l'a appelé pour savoir si j'étais bien son... chauffeur. Je pensais que ma "qualité" de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux "défauts" : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des "crochets" balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences. Mais quels que soient le sujet, l'endroit, la population, les préjugés sont poisseux. J'en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet "apartheid mental", lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste au Monde, on ne me croit pas. Certains n'hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu'"un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde !" Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c'est toujours "M. Kessous". Depuis 2001, depuis que je suis journaliste, à la rédaction de Lyon Capitale puis à celle du Monde, "M. Kessous", ça passe mieux : on n'imagine pas que le reporter est "rebeu". Le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, m'avait avoué, en souriant : "Je croyais que vous étiez de notre communauté." J'ai dû amputer une partie de mon identité, j'ai dû effacer ce prénom arabe de mes conversations. Dire Mustapha, c'est prendre le risque de voir votre interlocuteur refuser de vous parler. Je me dis parfois que je suis parano, que je me trompe. Mais ça s'est si souvent produit... A mon arrivée au journal, en juillet 2004, je pars pour l'île de la Barthelasse, près d'Avignon, couvrir un fait divers. Un gamin a été assassiné à la hachette par un Marocain. Je me retrouve devant la maison où s'est déroulé le drame, je frappe à la porte, et le cousin, la cinquantaine, qui a tenté de réanimer l'enfant en sang, me regarde froidement en me lançant : "J'aime pas les Arabes." Finalement, il me reçoit chez lui. On pensait que le meurtrier s'était enfui de l'hôpital psychiatrique de l'endroit : j'appelle la direction, j'ai en ligne la responsable : "Bonjour, je suis M. Kessous du journal Le Monde..." Elle me dit être contente de me recevoir. Une fois sur place, la secrétaire lui signale ma présence. Une femme avec des béquilles me passe devant, je lui ouvre la porte, elle me dévisage sans me dire bonjour ni merci. "Il est où le journaliste du Monde ?", lance-t-elle. Juste derrière vous, Madame : je me présente. J'ai alors cru que cette directrice allait s'évanouir. Toujours pas de bonjour. "Vous avez votre carte de presse ?, me demande-t-elle. Vous avez une carte d'identité ?" "La prochaine fois, Madame, demandez qu'on vous faxe l'état civil, on gagnera du temps", riposté-je. Je suis parti, évidemment énervé, forcément désarmé, avant de me faire arrêter plus loin par la police qui croyait avoir... trouvé le suspect. Quand le journal me demande de couvrir la révolte des banlieues en
2005, un membre du club Averroès, censé promouvoir la diversité, accuse
Le Monde d'embaucher des fixeurs, ces guides que les journalistes paient dans les zones de guerre. Je suis seulement l'alibi d'un titre "donneur de leçons". L'Arabe de service, comme je l'ai si souvent entendu dire. Sur la Toile, des sites d'extrême droite pestent contre "l'immonde" quotidien de référence qui a recruté un "bougnoule " pour parler des cités. Et pourtant, s'ils savaient à quel point la banlieue m'était étrangère. J'ai grandi dans un vétuste appartement au coeur des beaux quartiers de Lyon. En 1977, débarquant d'Algérie, ma mère avait eu l'intuition qu'il fallait vivre au centre-ville et non pas à l'extérieur pour espérer s'en sortir : nous étions parmi les rares Maghrébins du quartier Ainay. Pour que la réussite soit de mon côté, j'ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j'ai vécu l'enfer ! "Retourne dans ton pays", "T'es pas chez toi ici", étaient les phrases chéries de certains professeurs et élèves. Le 21 décembre 2007, je termine une session de perfectionnement dans une école de journalisme. Lors de l'oral qui clôt cette formation, le jury, composé de professionnels, me pose de drôles de questions : "Etes-vous musulman ? Que pensez-vous de la nomination d'Harry Roselmack ? Si vous êtes au Monde, c'est parce qu'il leur fallait un Arabe ?" A plusieurs reprises, arrivant pour suivre un procès pour le journal, je me suis vu demander : "Vous êtes le prévenu ?" par l'huissier ou le gendarme en faction devant la porte du tribunal. Le quotidien du journaliste ressemble tant à celui du citoyen. Depuis plusieurs mois, je cherche un appartement. Ces jours derniers, je contacte un propriétaire et tombe sur une dame à la voix pétillante : "Je m'appelle Françoise et vous ?" "Je suis M. Kessous ", lui répondis-je en usant de mon esquive habituelle. "Et votre prénom ?", enchaîne-t-elle. Je crois qu'elle n'a pas dû faire attention à mon silence. Je n'ai pas osé le lui fournir. Je me suis dit que, si je le lui donnais, ça serait foutu, qu'elle me dirait que l'appartement avait déjà été pris. C'est arrivé si souvent. Je n'ai pas le choix. J'hésite, je bégaye : "Euhhhhh... Mus... Mustapha." Au départ, je me rendais seul dans les agences immobilières. Et pour moi - comme par hasard - il n'y avait pas grand-chose de disponible. Quand des propriétaires me donnent un rendez-vous pour visiter leur appartement, quelle surprise en voyant "M. Kessous" ! Certains m'ont à peine fait visiter les lieux, arguant qu'ils étaient soudainement pressés. J'ai demandé de l'aide à une amie, une grande et belle blonde. Claire se présente comme ma compagne depuis cet été et fait les visites avec moi : nous racontons que nous allons prendre l'appartement à deux. Visiblement, ça rassure. En tout cas plus que ces vigiles qui se sentent obligés de me suivre dès que je pose un pied dans une boutique ou que ce vendeur d'une grande marque qui ne m'a pas ouvert la porte du magasin. A Marseille, avec deux amis (un Blanc et un Arabe) - producteurs du groupe de rap IAM -, un employé d'un restaurant a refusé de nous servir... La nuit, l'exclusion est encore plus humiliante et enrageante, surtout quand ce sont des Noirs et des Arabes qui vous refoulent à l'entrée d'une boîte ou d'un bar. Il y a quatre mois, j'ai voulu amener ma soeur fêter ses 40 ans dans un lieu parisien "tendance". Le videur nous a interdit l'entrée : "Je te connais pas !" Il aurait pourtant pu se souvenir de ma tête : j'étais déjà venu plusieurs fois ces dernières semaines, mais avec Dida Diafat, un acteur - dont je faisais le portrait pour Le Monde - et son ami, le chanteur Pascal Obispo. Fin 2003, je porte plainte contre une discothèque lyonnaise pour discrimination. Je me présente avec une amie, une "Française". Le portier nous assène le rituel "Désolé, y a trop de monde." Deux minutes plus tard, un groupe de quinze personnes - que des Blancs - entre. Je veux des explications. "Dégage !", m'expédie le videur. La plainte sera classée sans suite. J'appellerai Xavier Richaud, le procureur de la République de Lyon, qui me racontera qu'il n'y avait pas assez d'"éléments suffisants". Que dire des taxis qui après minuit passent sans s'arrêter ? Que dire de la police ? Combien de fois m'a-t-elle contrôlé - y compris avec ma mère, qui a plus de 60 ans -, plaqué contre le capot de la voiture en plein centre-ville, fouillé jusque dans les chaussettes, ceinturé lors d'une vente aux enchères, menotté à une manifestation ? Je ne compte plus les fois où des agents ont exigé mes papiers, mais pas ceux de la fille qui m'accompagnait : elle était blonde. En 2004, une nuit à Lyon avec une amie, deux policiers nous croisent : "T'as vu le cul qu'elle a !", lance l'un d'eux. "C'est quoi votre problème ?"rétorqué-je. Un des agents sort sa matraque et me dit en la caressant : "Il veut quoi le garçon ?"
Le lendemain, j'en ai parlé avec Yves Guillot, le préfet délégué à la
police : il m'a demandé si j'avais noté la plaque de leur voiture.
Non... En 2007, la brigade anticriminalité, la BAC, m'arrête sur les quais du Rhône à Lyon : j'étais sur un Vélo'v. On me demande si j'ai le ticket, si je ne l'ai pas volé. L'autre jour, je me gare en scooter sur le trottoir devant Le Monde. Je vois débouler une voiture, phares allumés : des policiers, mains sur leurs armes, m'arrêtent. Je leur dis que je travaille là. Troublés, ils me demandent ma carte de presse, mais pas mon permis. Des histoires comme celles-là, j'en aurais tant d'autres à raconter. On dit de moi que je suis d'origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un "beurgeois", un enfant issu de l'immigration... Mais jamais un Français, Français tout court. Mustapha KessousArticle paru dans Le Monde dans l'édition du 24/09/09 12/6/2008 Pour se ballader sur la toile......je vous conseille ces deux blogs: Le blog de Jean-Pierre Martin, un petit cadre dans une grosse boiboite ou le bonheur d'être banquier, riche et français et de se lever tôt le matin. To blOg or nOt to blOg. Le blog de Virginie de Galzain, journaliste & co. C'est selon : l'envie, l'humeur, l'actualité. Le ton : léger, grave ou passionné. Le fond : n'engage que moi, et vous, si vous y participez. Au fil des posts : photo, environnement, santé, société, culture, droits de l’homme, etc. Bonne lecture.
7/21/2008 Maman, tu pleures parce qu'on ne va pas nous libérer?Faire du chiffre, arrêter, enfermer, expulser! Sur le blog "A l'école des sans papier",parents d'élèves et enseignants, pour la plupart membres de RESF, racontent le quotidien des enfants de familles sans papiers. Voici le début de l'article écrit par Jean-Jacques Le Masson, 59 ans, CPE dans un lycée professionnel à Pau: "Ce 18 juillet est un triste jour pour la famille Kuka, un triste jour pour les amis de la famille Kuka, un triste jour pour la séparation des pouvoirs et pour une certaine conception de la justice." Pour lire la suite de l'article, cliquez ici. 7/4/2008 "C'est un miracle!"
Première déclaration d'Ingrid Betancourt sur le tarmac de la base militaire de Catam à Bogota, jeudi 3 juillet 2008.
En espérant que cette libération soit un signe d'espoir pour la paix en Colombie, pays que je vais découvrir cet été, pays où vit une partie de ma famille. 6/22/2008 Expression populaire
Un soir, en rentrant chez moi, à Belleville, je tombe sur une projection. Une installation vidéo est projetée sur une façade. Le film s'intitulait: "Visages/Paroles de femmes". Cette installation rend hommage au Centre Élisabeth et aux nombreuses femmes issues de toutes les immigrations qui s’activent dans ses ateliers. Génial.
Du coup, voici un site à découvrir. Paroles et Mémoires.
"Chaque mois, de nouvelles vidéos en ligne consacrées aux mémoires des anciens et aux paroles des habitants et des jeunes des Quartiers populaires."
"Le site est l'un des volets d'un projet pluriannuel lancé en Île-de-France par Canal Marches en 2006, et qui connaîtra un temps fort avec l'organisation d'une exposition - installation vidéo en mars 2009. Entre temps se multiplient ateliers d'initiation vidéo en direction des habitant(e)s des quartiers populaires, tournages des mémoires d'anciens, éditions de DVD, projections et initiatives publiques." 5/18/2008 Manif, manif, manif!Voici des photos de mes 3 dernières manifs.
J'aime regarder les gens...
Le 15 mai 08 Windows Live Spaces
Le 15 avril 08 Windows Live Spaces
Le 24 janvier 08 Windows Live Spaces 5/15/2008 Soutien aux familles "sans-papiers"
Fête populaire avec RESF (réseau Education Sans Frontières)
Journée festive de solidarité avec les familles sans-papiers organisée par les comités de soutien RESF, la FCPE des écoles Trois-Bornes et 109-111 Parmentier, Paris 11e dimanche 18 mai de 14h à 19h A l’initiative des parents d’élèves de quatre écoles du quartier mobilisés pour la défense des enfants « sans-papiers » et de leurs familles. 14h : Accueil et concert Fanfare Les femmes en Asie…Quand les femmes disparaissent en Asie…
Conférence organisée par Kattalin GABRIEL-OYHAMBURU et animée par Isabelle ATTANE auteur de « Une Chine sans femmes » Bénédicte MANIER auteur de « Quand les femmes auront disparu: l’élimination des femmes en Inde et en Asie » Donna FERNANDEZ présidente d’un ONG indienne VIMOCHANA qui s’occupe des femmes brûlées à Bangalore Ashish BOSE démographe et économiste : spécialiste du déséquilibre du sex ratio en Inde Christian GUILMOTO, démographe et spécialiste de l’Asie
Vendredi 16 mai 2008 au lycée Henri IV 23 rue Clovis Paris 5ème Salle de conférence A 18 heures
Ou samedi 17 mai 2008 à 20 heures 30 à Malakoff maison de la vie associative 28, rue Victor Hugo (métro Malakoff-Plateau de Vanves)
Conférence organisée par ma tante, venez nombreux! 3/9/2008 Get up, stand up for your rightsLe 8 mars, journée internationale des femmes
- 1 femme sur 3 dans le monde, victime de violence domestique
- 3 millions de femmes excisées par an
- 5000 victimes de crime d'honneur
- Inégalités devant les droits: charia, lapidation, coup de fouet, peine de mort
- Femmes dans les conflits armées: violées, mutilées, humiliées, assassinées
- Enfants soldats, escalves sexuels
- Mariages forcés
- 60% des enfants non éduqués dans le monde sont des filles
Et nous sommes en 2008...
Sur ce thème, allez voir le documentaire-fiction LE CAHIER, réalisé par une jeune afghane de 19 ans.
Synopsis: "Sous les anciennes statues géantes de Bouddhas détruites par les Talibans, des milliers de familles tentent de survivre dans des grottes. Baktay, une petite fille de 6 ans, entend toute la journée son petit voisin réciter l'alphabet. Elle se met alors en tête d'aller à l'école, quitte à braver tous les dangers. Sous l'apparence d'une grande simplicité narrative, la plus jeune des filles Makhmalbaf dénonce les ravages de la guerre en Afghanistan et pose la question du devenir des enfants qui sont imprégnés de violence dès leur plus jeune âge."
DON'T GIVE UP THE FIGHT! 3/5/2008 1 parisien, 1 arbre
La France, terre d'asile?SUICIDE d’un SANS PAPIERS de 19 ANS à MEUDON John Maïna, un jeune kenyan de 19 ans s’est pendu vendredi 15 février dans l’appartement où il était logé par France Terre d’asile à Meudon. Il venait d’apprendre le rejet définitif de sa demande d’asile et, comme il l’explique dans une lettre, il refusait d’être expulsé au Kenya qu’il avait fui il y a deux ans, condamné à mort. Il a préféré mourir plutôt que de rentrer dans un pays en proie à la guerre civile. Cette guerre civile qui dure depuis deux mois, a déjà fait plus 1000 morts et déplacé plus de 300.000 personnes, après une élection marquée de fraudes. Mais dans certaines régions du Kenya, notamment la vallée du Rift, elle avait commencé depuis longtemps : John Maïna, a été contraint, à 17 ans, d’adhérer à une secte/milice de funeste réputation, les Mungikis. Ayant fui cette secte, il s’est retrouvé "dans une situation perverse avec les membres Mungikis à ma recherche et voulant ma mort et la police qui va me pourchasser en me considérant comme un Mungiki." Un pasteur l’a récupéré et l’a aidé à rejoindre la France le 19 mars 2006.
Le 6 juillet 2007 l’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides) rejetait sa demande d’asile. Le 21 janvier 2008, la Cour nationale du Droit d’asile, présidée par G. DACRE-WRIGHT rejetait son recours. Il en a pris connaissance le 15 février et s’est suicidé le jour même, à Meudon.
Le Club d’athlétisme parisien, Championnet Sports, qui le comptait au nombre de ses athlètes performants a fait un communiqué digne : "Nous n’acceptons pas qu’un garçon puisse à l’orée de sa vie d’adulte, dans la patrie des droits de l’homme, être confronté à une telle peur d’être expulsé qu’il ne voie d’autre solution que de se suicider. Nous n’acceptons pas que la France, c’est-à-dire nous-mêmes, renonce à sa tradition de Terre d’asile. Elle a ruiné l’espoir d’un jeune homme qui avait courageusement refusé l’oppression... Nous ne voulons pas que que John Maïna soit mort pour rien."
COLLECTIF DES SANS PAPIERS 92-(CSP 92) COMITE DE SOUTIEN AUX COLLECTIFS DE SANS PAPIERS 92 RÉSEAU ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES 92-(RESF 92) "Comment écrire sans papier?"Le vendredi 1er février au Mémorial de Caen, 20 lycéens, venus de toute la France, mais aussi d’un lycée de Casablanca, ont défendu des cas réels d’atteinte aux Droits de l’Homme. Devant près de 3000 personnes, toute la journée, les candidats ont abordé avec ferveur les injustices qui les ont sensibilisés. Le Concours de Plaidoiries des lycéens pour les Droits de l’Homme est soutenu par la Région Basse-Normandie. Les 14 meilleures équipes, finalistes régionales, ont eu dix minutes pour convaincre le jury. L’occasion de faire entendre leur voix et de s’engager dans une vie citoyenne.
"Alors on se targuera d'être le pays des libertés fondamentales, alors on exhibera l'humanité et la générosité dont fait preuve le gouvernement en faveur de la veuve d'un marin noyé, des parents d'une petite fille disparue et pendant ce temps, dans nos écoles, tous les jours, des jeunes n'arrivent plus à écrire leur nom sans avoir peur ni honte. Résonnent et résonneront en moi les quelques mots tremblants de Yassin :- « Qu'ai-je fait de mal? » et moi de lui répondre….- « Tu es étranger ».…et d'avoir honte d'être Français".
Au 11ème Concours de Plaidoiries des Lycéens pour les Droits de l'Homme, Lucie Simon, lycéenne d'Alès, a remporté le premier prix avec une plaidoirie en faveur des élèves sans papiers.
Comme la vidéo n'est pas de bonne qualité sonore et que la petite Lucie n'a pas encore le don de Grand Corps Malade, je vous propose de lire le texte ici. Collectif Droits des FemmesFrance, 2008, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. Tout le monde se désole. Mais disposons-nous vraiment de toutes les mesures nécessaires pour combattre les violences faites aux femmes ? Toutes les violences faites aux femmes. Pourquoi la loi ne prend-t-elle pas en compte la prévention des violences faites aux femmes et laisse chacun-e se débrouiller dans son coin ?
Pourquoi les violences psychologiques sont-elles reconnues au travail sous le nom de harcèlement moral et non pas dans le couple ? Pourquoi la solidarité nationale ne se décline-t-elle pas financièrement auprès des victimes les plus démunies ? Pourquoi une femme qui se sent menacée ne peut-elle bénéficier d’une protection urgente ? Pourquoi sont-elles si peu à porter plainte ( 8% des femmes de 20 à 59 ans victimes de viol, chiffres ENVEFF) ? Il est temps que la France adopte un ensemble de mesures intégrées et globales pour combattre ce fléau social, comme l’ont fait l’Espagne et la Suède. Le Collectif national pour les Droits des Femmes, soutenu par d’autres associations féministes, a rédigé une proposition de loi-cadre pour combattre ces violences, qui a été déposée sur le bureau de l’Assemblée par le Groupe de la Gauche Démocratique et Républicaine. Je signe pour que la discussion de cette proposition de loi soit inscrite à l’Ordre du Jour de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Je signe la pétition ici. 2/2/2008 Tous dans la rue!LES SANS-PAPIERS ONT UN VISAGEGrande manifestation parisienne Samedi 2 février à l’appel du Collectif 75 des Sans Papiers (CSP 75), de la FCPE Paris, de l’Association HUI JI, de RESF, et de Quartiers Solidaires Belleville (QSB)Départs à 13h30 de la MDA 3° (rue Pérée), de la Mairie du 10°, de la Mairie du 11°, de la Place Clichy, de la Mairie du 18°, de la Place des Fêtes, de la Mairie du 20° Jonctions à Belleville (15h00) pour les cortèges Est, La Chapelle (15h30) pour les cortèges Nord. Convergence Place Stalingrad (métro Jaurès) à 16h00. Défilé commun avenue Jean Jaurès et Quai de Loire. 17h00 : sur la Rotonde de la Place Stalingrad, prises de parole et animation sur le thème « Les sans papiers ont un visage ». Des chiffres fous. D’un côté, Brice Hortefeux doit battre tous les records d’expulsion d’étrangers sans papiers s’il veut avoir sa prime de fin d’année ; Yannick Blanc, Directeur de la Police Générale de La Préfecture de Police de Paris est limogé pour insuffisance de résultats. De l’autre, le rapport Attali commandé par Sarkozy et censé sortir la France de la stagnation dit que l’immigration est indispensable pour la croissance, pour renflouer les caisses de la sécurité sociale, pour combler les déficits de main d’œuvre. Bref, quand ses experts prônent un assouplissement des critères d’accueil des immigrés, l’Etat sarkozyen en pleine schizophrénie expulse à tour de bras les immigrés ! Les sans papiers ont un visage. Ce sont des êtres humains qui sont les victimes de cette folie. Des familles arrêtées au petit matin chez elles, ou disloquées quand un des parents est renvoyé à l’autre bout du monde...Des enfants nés en France, scolarisés, et expulsés vers des pays qu’ils ne connaissent même pas...Des malades qui n’auront plus accès à leur traitement... Pour nous qui vivons dans les quartiers populaires, immigrés et sans-papiers ne constituent pas une menace pour la « cohésion nationale ». Non, Alexis, 3 ans, Rania, 8 ans, Aïcha, 12 ans, Keila, 17 ans, et leurs parents, sans-papiers, ne sont pas dangereux, ils sont en danger ! La diversité n’est pas la misère du monde mais sa richesse ! Nous appelons les parisiens à dire non à cette violence intolérable et à la politique des chiffres fous ! Marche contre les rafles et les expulsions, pour la régularisationSamedi 2 février
Windows Live Spaces">Et voici mes photos. 1/24/2008 En grève le jeudi 24 janvier 2008" Face au programme de démantèlement engagé par le gouvernement contre tous les droits collectifs (salaires, retraites, sécurité sociale, services publics et statuts), les fédérations de la Fonction publique CGT-FO-FSU-UNSA-CFTC-Solidaires-CFDT et les fédérations de l’Education nationale FSU, FNEC-FP-FO, FERC-CGT, UNSA-éducation, SUD éducation et SGEN-CFDT ont décidé d’une journée de grève et de manifestations jeudi 24 janvier.
Dans ces conditions, les syndicats parisiens SNUipp-FSU, SNUDI-FO et SE-UNSA appellent tous les personnels du 1er degré à la grève le 24 janvier : - pour l’augmentation générale des salaires par une revalorisation de la valeur du point d’indice, contre l’individualisation des rémunérations liée par exemple aux résultats des élèves ; - pour la défense du Code des pensions, pour le maintien du calcul des retraites sur la base des 6 derniers mois de salaire et l’abandon du système des décotes, pour le retour aux 37,5 annuités pour tous, public-privé ; - contre les 11 200 suppressions de postes dans l’éducation nationale, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, une politique de réduction des dépenses publiques qui entraîne pour les 657 écoles parisiennes une dotation de 0 poste pour la rentrée prochaine avec comme conséquences des fermetures de classes, une augmentation des effectifs, une aggravation des conditions de scolarisation en maternelle, de remplacement des collègues absents, de fonctionnement des RASED… - contre les projets ministériels d’autonomie et de mise en concurrence des écoles à partir notamment de la publication des résultats aux nouvelles évaluations CE1 et CM2 pour chaque école et de la relance des EPEP (Etablissements Publics d’Enseignement Primaire dirigé par un Conseil d’Administration et avec un directeur chef d’établissement à leur tête). - contre la remise en cause du droit de grève que le ministre veut imposer par la mise en place d’ un «service minimum d’accueil dans les écoles." Tous en grève. Jeudi 24 janvier. Manifestation 14 heures place de la Bastille. 12/31/2007 Reporters d'espoirsEspoirs
Jean-claude Guillebaud, Journaliste, président du comité d’orientation de Reporters d’espoirs. Article de LIBERATION, samedi 29 décembre 2007
"Par vocation, le journalisme s’attache à rapporter - et à comprendre - l’accident, l’injustice, la rupture, le cataclysme… Une «info», c’est d’abord ce qui déraille, ce qui rompt, c’est-à-dire, le plus souvent, une mauvaise nouvelle. Ainsi le journaliste devient-il un préposé aux catastrophes. Prétendre faire autrement serait absurde. Rien n’est plus calamiteux que ce «journalisme positif», réjoui, qu’affectionnent les dictateurs. On connaît l’antienne : «Parlez-nous de ce qui marche !» Ce n’est pas dans cette perspective que Reporters d’espoirs inscrit sa démarche. A nos yeux, il s’agit plutôt de résister à une forme d’hémiplégie journalistique. La réalité n’est jamais complètement sombre. Elle mêle le pire au meilleur. Ici et là. Partout. A n’insister que sur les ombres, on en vient à tricher - et à mentir - par omission. Tout se passe alors comme si l’on négligeait ce que nous appelons «la face cachée du réel» : victoires sur la fatalité, engagements têtus, démarches de paix, réconciliations durables… Reporters d’espoirs s’emploie à repérer, à diffuser, à promouvoir tout ce qui, partout dans le monde, témoigne d’un sursaut, d’une initiative, d’un combat. Il s’agit d’attirer l’attention, sans angélisme ni prêchi-prêcha, sur ce fourmillement d’actions têtues et ces innombrables «informations porteuses de solution». Ces informations ne sont ni lénifiantes ni démobilisatrices. Cet «espoir» n’a rien à voir avec un optimisme planant. C’est une impatience en mouvement." Lire des articles sur des gens qui se battent pour faire avancer les choses, pour aider les autres, c'est une bonne initiative, non? Pourquoi toujours parler que des choses négatives? Allez faire un tour sur "le libé des solutions" , vous apprendrez par exemple comment certains se battent contre l'apartheid en Afrique du Sud en ouvrant une université gratuite, comment la 1ere entreprise de ciment mexicaine a imaginé un système d'épargne et de crédit pour que les familles puissent agrandir leur maison ou comment une association lyonnaise organise des activités sportives et met en contact les jeunes avec le monde du travail. |
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