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日志


2008/6/29

La liberté pédagogique en danger

   

A lire:
 
Dans Regards:
 

Sanctionné pour sa liberté pédagogique

 

Mercredi 25 juin 08, matinée de mobilisation devant le rectorat, soutien à Dominique Piveteaud:

 

 
      

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Mercredi 2 juillet, ça continue...

A lire l'article de Rue 89: "Un prof muté contre son gré: à Paris le rectorat a la main lourde"

Un article sur le blog du Contre-Journal de Libé: "Triple peine pour l'ensignant muté"

Signer la pétition en ligne pour soutenir Dominique Piveteaud.

Un projet de societé hallucinant

 
Je voulais vous faire partager ce texte:
 

Je suis, par hasard, devenue "docteur en sciences de l'éducation", au terme de trente cinq années de carrière en collège. Ce sont les directives et instructions, plus absconses les unes que les autres, que chaque ministre s'empressait de publier pour "marquer son territoire" qui m'ont conduite à faire une recherche et à rédiger une thèse... C'est le fossé immense entre ce qui avait motivé ma décision de devenir professeur de lettres (autrement dit, ma propre expérience d'élève et d'étudiante) et ce qu'il m'était demandé d'enseigner qui m'a conduite à chercher à comprendre où se situait la faille originelle.

 

Ma recherche m'a permis de découvrir que les fameuses lois "de démocratisation" du système scolaire, telles qu'elles ont été présentées et telles qu'on les représente encore (Berthoin et Fouchet) n'étaient autres que l'assujettissement hâtif à une demande patronale, et que dès leur instauration, il n'avait pas été question de moyens pour parvenir à la réussite mais d'économie de moyens... Si ces réformes ont à peu près fonctionné jusqu'à la première crise pétrolière (correspondant, en termes de réformes, à la réforme Haby), les choses se sont corsées par la suite... et les discours tenus depuis lors sur l'éducation ont mis à mal tout le monde enseignant. (Mais, "qui veut noyer son chien l'accuse de la rage", c'est bien connu!)

 

Le ministre actuel répond lui aussi à une demande expresse d'économie de moyens, et à une demande du MEDEF, ainsi sa réforme vise à former dans les délais les plus courts, au "prix" le plus intéressant possible, "un produit" (nos enfants, nos petits enfants) prêt à être vendable au moins offrant des patrons, un "produit" pensé en terme de "marchandise" ou de "capital humain" dont il importera de tirer des bénéfices... ou qu'il conviendra de jeter. Ce type de réforme ne formera certainement pas le "parfait honnête homme du XXI° siècle, il fera des individus formatés à obéir à des automatismes appris dès leur plus jeune âge...

 

"L'éducation est le moyen le plus efficace dont dispose une société pour former ses membres à son image" (M. Halbwachs)... dans cette société marchande, qu'attendre d'autre? Nous sommes loin, très loin de la pensée d'un Condorcet qui entendait que "l'école forme des hommes libres, des citoyens qui ne s'en laissent pas conter mais qui entendent qu'on leur rende des comptes"!

Anny Paule

 
Pour en savoir encore et toujours un peu plus sur les réformes de l'école primaire:
Interview de Christine Passerieu, membre du Groupe Français d'Education Nouvelle (elle est ma conseillère pédagogique!) et de Philippe Merieu, universitaire en sciences de l'éducation.
 
2008/6/22

Pas de vacances pour Darcos

 
Ceci est une opération organisée par un collectif d'enseignants de la ZEP de Trappes.

Nous la voulons d'une ampleur nationale.

Nous souhaitons démontrer au gouvernement que la partie est loin d'être gagnée, nous ne laisserons pas démonter le service public d'Education sans nous battre, nous resterons très mobilisés même pendant les vacances; comme de nombreux enseignants, chercheurs, parents, lycéens en France.

L'école Publique appartient au peuple et nous devons la défendre.

Malgré le verrouillage médiatique et le défaitisme ambiant qui règne dans ce pays nous appelons tous les collègues, élèves de tous âges, parents, salariés et retraités à participer à l'action "Pas de vacances pour Darcos".

Imaginons un peu si: "1 enseignant = 1 carte, 1 élève = 1 carte, 1 parent = 1 carte ou même 1 citoyen =1 carte !!!

Nous comptons sur votre clairvoyance et votre soutien pour donner à ce projet une suite exponentielle.

Lien à diffuser massivement: Cliquer ici pour envoyer une carte postale à l'Elysée.

Après le pain, l'Education est le premier besoin du peuple.

Expression populaire

 

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Un soir, en rentrant chez moi, à Belleville, je tombe sur une projection. Une installation vidéo est projetée sur une façade. Le film s'intitulait: "Visages/Paroles de femmes". Cette installation rend hommage au Centre Élisabeth et aux nombreuses femmes issues de toutes les immigrations qui s’activent dans ses ateliers. Génial.
 
Du coup, voici un site à découvrir. Paroles et Mémoires.
"Chaque mois, de nouvelles vidéos en ligne consacrées aux mémoires des anciens et aux paroles des habitants et des jeunes des Quartiers populaires."
 
"Le site est l'un des volets d'un projet pluriannuel lancé en Île-de-France par Canal Marches en 2006, et qui connaîtra un temps fort avec l'organisation d'une exposition - installation vidéo en mars 2009. Entre temps se multiplient ateliers d'initiation vidéo en direction des habitant(e)s des quartiers populaires, tournages des mémoires d'anciens, éditions de DVD, projections et initiatives publiques." 
2008/6/11

La nuit des écoles

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Article de Libération du 7 juin: Dormir à l’école contre les réformes Darcos

Transformer le temps d’une «Nuit des écoles» ces dernières en dortoirs pour alerter l’opinion sur les réformes Darcos. Le projet, fixé au 13 juin et porté par un collectif de parents de Loire-Atlantique, commence à essaimer. Une quarantaine d’écoles (sur Paris) se sont déjà engagées à y participer. Le site Internet de cette Nuit des écoles invite parents et enseignants à «s’endormir en rêvant à une rentrée où les programmes seraient construits avec des professionnels, le rythme adapté et les élèves en difficulté aidés sur le temps scolaire par du personnel spécialisé».

Ici le blog de la nuit des écoles.

Plus de 250 écoles en France participent à ce mouvement le vendredi 13 juin.

Appel à la désobéissance pédagogique. Ici pour signer la pétition contre la réforme Darcos.

2008/6/8

Expos à la Maison des Métallos

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Exposition de Samuel Bollendorff

Du 23 mai au 20 juin
Du mardi au dimanche de 14h à 19h
Et jusqu’à 20h30 les soirs de spectacle
Nocturne le jeudi jusqu’à 22h
Entrée libre

Après l’exposition Silence, traitant du sida et du troisième âge ( printemps 2004 à la Maison des métallos), Samuel Bollendorff revient avec une enquête sur une Chine à marche forcée, miroir d’une économie mondiale qui s’emballe.

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Du 24 mai au 14 juin
Tous les jours de 14h à 19h
Nocturne le mardi jusqu’à 22h
Entrée libre

Exposition dédiée à la jeune scène artistique palestinienne mettant en scène un choix de films documentaires, de vidéos d’art et d’installations.

Artistes invités : Ala’ Abu Ghoush, Dima Abu Ghoush, Jumana Abboud, Nahed Awwad, Shuruq Harb, Sharif Waked, Mohanad Yaqoubi, Mohamed Abu Sall, Jawad El Malhi, Tina Sherwell, Samuel Albaric (France)

http://www.maisondesmetallos.org/

Festival Onze Bouge

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La 12ème édition d’Onze Bouge - festival désormais bien connu du onzième arrondissement -, propose des voyages artistiques inattendus et gratuits autour d’artistes et de compagnies de danse, musique, théâtre, arts de la rue et cinéma. Du 7 au 15 juin.

Du Bataclan au Palais des Glaces, de la Maison des Métallos au Réservoir, du Satellit Café à la salle Olympe de Gouge ou au coin de la rue, tous les spectacles sont gratuits. Pour profiter des spectacles, il suffit de retirer au «Kiosque Onze» ses billets gratuits 2 jours avant la représentation choisie. Le kiosque est ouvert sur la place de la mairie du 11e (12 place Léon Blum, métro Voltaire) tous les jours, de 10h à 20h.

Pour en savoir plus sur la programmation, cliquez ici.

La journée d'Enzo

 
Le 3 septembre 2012

Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque. La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congé maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.

Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades. On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.

Il a commencé l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l'école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer. La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès. Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP.

En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires. Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite. Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu'il n'avait pas de papiers... Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère. Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens.

L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (établissements publics d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école. Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père d'Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !

Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ;un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner. Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant.» Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer. Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien…

Enzo se demande pourquoi il est là ? 

Pourquoi Saïd a dû partir ? 

Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit ?

Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail ? 

Pourquoi ils sont si nombreux en classe ?

Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année ? 

Pourquoi il devra prendre le bus ? 

Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages ?

Pourquoi on le punit ainsi ?

Pourquoi il n'a pas de lunettes ? 

Pourquoi il a faim ?

Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement.

Est-ce l'école que nous voulons ?

Le gouvernement a-t-il reçu un mandat populaire pour cela ? 
Qu'attendons nous pour réagir ?
 

« LE FEMININ S’EXPOSE »

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Deux Points Ouvrés : Lieu insolite pour expo éphémère

Un beau loft/bureau parisien, nu, lumineux et original accueillera les 13 et 14 juin 2008 une exposition genrée.
Deux Points Ouvrés regroupe la majeure partie des œuvres de Marie Mahéo, artiste engagée, plasticienne, auteure et vidéaste.

Vidéos, peintures, broderies, installations servent un sujet unique et multiple à la fois: le féminin. Labyrinthe de proses, projection création numérique, mise en scène picturale constituent ce voyage dans l'univers de l’artiste.

Sous la verrière du loft, le travail de Marie Mahéo se décline autour du dessin graphique de l’utérus comme symbolique du féminin.
Le choix des supports - matériels de bureau liés au secrétariat (paperboards, photocopies, sténo), techniques dites domestiques souvent pratiqués par les femmes (couture, fil tendu) - met en valeur un féminin caché et presque honteux. Les broderies allument de mille feux ce féminin si cruellement dépeint, les humeurs-utérus au feutre sur paperboard laissent apparaître un quotidien vivant. L’artiste utilise également un langage plus agressif comme ces tableaux-tattoo noir et blanc manifestant un féminin puissant qui compte bien se faire voir.
 
The Papys, créateur d’ambiance musicale, mettra en musique cette atmosphère volontaire, féerique et pleine d’espoir.

Côté salle de projection, Marie Mahéo présentera Sexe : Humaine, vidéo dans laquelle 33 femmes de tous âges, de tout rang social et non comédiennes interprètent ses textes intimistes, dénonciateurs ou comiques. Cette vidéo, véritable documentaire sur la féminité, la complicité et l’humanité ouvre une porte, à travers une mise en scène brut et sans fioriture, sur la beauté de l’être humain dit féminin.
Les autres projets numériques révèlent une partie plus sombre du cheminement féminin entre souffrances non dites, recherche d’issues, textes corrosifs et persévérance, autant de facettes de l’histoire silencieuse des femmes.
Entre broderies aux centaines d’heures de travail minutieux, ouvrages précieux et modernes et vidéos engagées, subtiles, drôles mais aussi incisives et parfois violentes, Marie Mahéo parle d’un féminin universel qu’il faut (re)dorer afin que chacun(e) d’entre nous puisse se développer sans entrave.

Vendredi 13 juin 2008 à partir de 19 heures
Samedi 14 juin 2008 à partir de 14 heures


Deux Points Ouvrés
3, rue Jean Baptiste Dumay, 75020 Paris
Métro : ligne 11, Jourdain ou Pyrénées / Bus : ligne 26, Jourdain 
 
 
 

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Restons mobilisés sur l'avenir de nos élèves, de vos enfants

 
Dans Le Monde:
 

Dans Libération: Des parents préoccupés et occupants

Dans Politis: Ensemble contre les réformes Darcos

Sur le café pédagogique: Une catastrophe annoncée et confirmée, par Pierre Frackowiak et Quelle école voulons nous? par Philippe Meirieu

Sur France Inter: Entretien avec Georges Charpack, fondateur de la "Main à la Pâte". "Lire, écrire, compter, d'accord, mais les enfants ont aussi le droit de penser. La pensée scientifique est fondamentale."

 
  

Le spectacle Grotesca Pasión Trasnochada

 
C'est le meilleur spectacle de tango que j'ai vu à Paris!
 
Je n'en ai pas vu beaucoup mais en général ça ressemble beaucoup à du patinage artistique ou à de la gymnastique acrobatique, il n'y a pas de message, aucune émotion et peu d'originalité.
 
Hier soir, j'ai tout aimé: la musique, la mise en scène (les loges sont sur scène), les chorégraphies, les lumières, les costumes... La chorégraphe, Silvana Grill, dépeint les différentes personnalités des danseurs de tango et tous les types de relations qui se créent autour des milongas (lieux où l'on danse le tango) avec plein d'humour et de dérision. J'ai beaucoup ri. Des femmes-tigresses aux hommes machos-égocentriques, en passant par l'échangisme ou l'homosexualité.
 
Après le spectacle, il y avait une milonga. Un des couples de danseurs a fait une démomonstration. Géniale! Le couple respire le bonheur et la joie de danser ensemble et s'amuse sur la musique avec, encore une fois, beaucoup d'humour et de légerté.
 
Quel talent! Bravo à tous ces jeunes artistes argentins!
 
Dossier de presse:

Premier programme du festival, le spectacle Grotesca Pasión Trasnochada, dirigé par Silvana Grill sur une musique de Ramiro Gallo, accède à un juste équilibre entre tradition et modernité, entre respect et transgression. Comme si c’était un hasard, Gallo est un pilier au sein du corps enseignant de l’Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce et Silvana Grill, la fondatrice du Ballet-Ecole de Tango Argentin : deux projets axés autour de l’interaction entre les jeunes et les anciens maestros. Ici, tous les éléments qui composent le tango traditionnel sont représentés, mais avec un regard actuel, frais et plein d’une tendre insolence.

Grotesca Pasión Trasnochada (Passion grotesque et dépassée), premier spectacle de la compagnie No Bailarás (Tu ne danseras pas), représente le lien qui unit les couples à l’heure actuelle et les différents types de relations qui se nouent autour du tango et des milongas, ces lieux où l’on se réunit pour le danser. Le spectacle se développe autour de dix-sept pièces de tango originales composées par Ramiro Gallo et interprétées par le Ramiro Gallo Quinteto. Grotesca Pasión Trasnochada définit le tango de salon comme base chorégraphique indiscutable, à travers l’improvisation des divers styles de danse et les différentes personnalités des interprètes. La Compañía de tango No Bailarás, née à la fin de l’année 2004, est le résultat d’une quête illusoire de réconfort dans la nuit fébrile. À partir de ce moment, chaque oubli, chaque pensée et chaque désir ont contribué à construire ces compositions chorégraphiques. Le répertoire de l’ensemble est constitué dans sa totalité de compositions originales de Ramiro Gallo. C’est la composition, passion première depuis toujours de Gallo en tant que musicien, qui l’a incité à créer cet ensemble auprès de quelques-uns des plus importants musiciens de la nouvelle génération du tango. L’univers foisonnant du tango coule naturellement dans chacune des oeuvres, offrant un cadre idéal aux recherches expressives du compositeur, de par la diversité des langages et l’étendue des possibilités. Le son du groupe est solide et poétique. Le contact permanent avec les racines et la recherche d’un langage propre et actuel sont à l’origine d’une teinte unique dans laquelle cohabitent le rythme, essence du genre, et des harmonies et couleurs modernes.
2008/6/4

Buenos Aires Tango à Chaillot

 

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• Trois programmes :

Grotesca Pasión Trasnochada
5, 6, 7 juin à 20h30, 8 juin à 15h
Un spectacle de Silvana Grill (direction, chorégraphie)

Musique originale, direction musicale Ramiro Gallo

Avec les danseurs de la Compañía No Bailarás

Et les musiciens du Ramiro Gallo Quinteto


Tangos Clásicos I

10, 11, 12 juin à 20h30
Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce
Maestro Néstor Marconi, direction musicale, bandonéon

Maestro invité Juan Carlos Godoy, chanteur
Musiciens invités :
César Salgán et Esteban Falabella
, duo piano-guitare
Danseurs :
Gloria et Eduardo
/ Compañía Unión Tanguera

Tangos Clásicos II

13, 14 juin à 20h30, 15 juin à 15h
Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce
Maestros :  
Néstor Marconi
, direction musicale, bandonéon

Aníbal Arias et Osvaldo Montes, duo invité guitare-bandonéon
Juan Carlos Godoy, chanteur invité
Danseurs : 
Carlos et Rosa Perez / Compañía Unión Tanguera


Ignacio Varchausky
, direction artistique pour l'Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce

Esteban Moreno, coordination chorégraphique pour la Compañia Unión Tanguera
 
• Bals :
- vendredi 6 et samedi 7 juin à partir de 22h30 / Grand Foyer

Quinteto El Después, DJ Inca
Démonstration de danse de la Compañía No Bailarás
- vendredi 13 et samedi 14 juin à partir de 22h30 / Grand Foyer

Quinteto La Bordona, DJ Inca

Démonstration de danse de la Compañía Unión Tanguera

• Cours de Tango :
Du mardi au samedi à 17h dans le Grand Foyer avec les danseurs des trois programmes
 
Tarifs bals et cours
bal seul : 16 €
bal associé à un spectacle : 10,5 €
forfait 3 spectacles + 2 bals : 69 €
1 cours de tango : 16 €
forfait 5 cours : 60 €
forfait 8 cours : 90 €
 
Pour en savoir plus:
 

2008/6/1

Buenos Aires Mi Amor

    
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Photos de ce spectacle:

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Déclaration d'amour ? Rêve du retour ? Buenos Aires 2001. La crise économique est à son apogée ; elle pousse beaucoup de gens à quitter le pays. Sous l'impulsion d'un groupe d'artistes un cabaret va rouvrir ses portes dans la soirée. Des danseurs de tango répètent afin de préparer un show. En cette époque tourmentée pour l'Argentine, une jeune femme, Flor, expatriée de passage à Buenos Aires vient se joindre au groupe. Elle retrouve dans une malle le journal intime et des lettres de Valentine, une chanteuse de tango partie à Paris il y a des années. Buenos Aires mi amor chante le thème de l'exil, inscrit au coeur d'un peuple argentin venu d'Europe il y a plus d'un siècle, l'esprit empli de rêves.
Texte et mise en scène Sara COSTA avec Hélène LEBARBIER, Sebastian DEL SUR, Florencia GARCIA, René BUI, Ariane LIAUTAUD, Eloixa OYHAMBURU, Emmanuel CASTAN, Jaime FLOR , Nahuel MENENDEZ