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6/20/2009 Et 20 l'été, festival des Arts vivants
La mairie du 20e organise la 1ère édition du
festival Et 20 l’été. Cet
évènement dédié à tous les arts
vivants se déroulera dans de nombreuses rues de
l’arrondissement, du 20 au 28 juin 2009. Tous les
spectacles sont gratuits.Exposition Art Urbain
Du 15 mai au 29 août 2009, la mairie du 20e consacre
au pavillon Carré de Baudouin une exposition à trois
artistes majeurs de l’art urbain : Mesnager, Mosko et
associés, Nemo, ainsi qu’au photographe Gérard
Faure, leur complice de toujours. L’entrée est
gratuite. Depuis presque trente ans, le corps blanc de Jérôme
Mesnager, l’homme à l’imperméable noir de
Nemo, le bestiaire des Mosko’s courent sur les murs du
20e arrondissement, leur terrain de prédilection. En
investissant la rue de leurs peintures et pochoirs, ils ont
transformé la ville en espace de rêverie et de
surprise, étendant leur renommée au-delà de leur
territoire de création parisien.
Festival Soirs d'été:
Concerts gratuits en plein air du 21 juin au 13 juillet 2009 à la Mairie du 3ème. La programmation se décline par thèmes avec les mardis Soul Jazz,
les mercredis Globe-Trotters, les jeudis Nouvelles Scènes Françaises,
les vendredis Jeunes Talents et les samedis… Déhanchés ! Une fête de la musique brésilienne et un concert surprise sensationnel ouvrent les festivités le 21 juin. Et
les festivaliers se quitteront sur le traditionnel et populaire bal du
13 juillet dans une ambiance chaleureuse et conviviale !
Paris Jazz Festival
Du 6 juin au 26 juillet 2009. La programmation ici. Un concert qui me dit bien le Dimanche 12 juillet à 15h, c'est Bireli LAGRENE.
Cinéma en plein air à la Villette
De la découverte du « Nouveau monde » à la découverte de soi, du voyage métaphorique au parcours initiatique. 4/26/2009 Excellent!! J'adore. Tous les ingrédients y sont: sensualité, musicalité, plaisir, technique, humour, et partage.
Costumes immondes mais les voix et le potpourri sont déments!
2/11/2009 Le projet actuel de réforme de la formation des maîtres entraînera un dramatique recul pour notre École publique.
Pour comprendre la réforme qui va être mis en place, lisez cet article paru aujourd'hui dans Le Monde.
2/6/2009 Pierre FRACKOWIAK
La destruction de l’école primaire L’heure d’un premier bilan
De nombreux spécialistes, comme Claude Lelièvre, historien de l’éducation, récemment dans le Monde, des syndicalistes, des responsables de mouvements d’éducation populaire, des pédagogues célèbres comme Philippe Meirieu, André Giordan, Eveline Charmeux, Gérard de Vecchi, des praticiens reconnus comme Sylvain Grandserre, et tant d’autres personnalités, répètent inlassablement que nous assistons depuis quelques années à une terrible entreprise de destruction de l’école. Les démonstrations sont faites, elles ne sont guère contestables : nous allons à la catastrophe.
LE PRESIDENT
Entrez-donc mon ami et venez prendre place Afin de me conter ce qui vous embarrasse La réforme est lancée, elle avance à gr ands pas Mais je vois bien qu'à tous celle-ci ne plait pas. Aussi voudrais-je entendre de votre
propre bouche Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.
LE MINISTRE
Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point Voyez comme en ces temps je sais rester serein. J'ai fait ce qu'il fallait et fait preuve d'audace
LE PRESIDENT
Allez contez moi donc je ne tiens plus en place !
LE MINISTRE
J'ai d'abord pour vous plaire modifié les programmes Pour faire des élèves des besogneux sans âme. Ils se feront gaver du matin jusqu'au soir Et n'auront plus de sens à donner au savoir ; Voilà qui nous fera des
citoyens dociles Qui ne s'attacheront qu'à des choses futiles.
LE PRESIDENT
Fort bien, les programmes sont un bel artifice Pour manœuvrer les gens non sans quelque malice. Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir Promettant des réformes, n'en disant que très peu, Pour qu'une fois reçu l'aval
des isoloirs Je puisse me sentir libre et faire ce que je veux ! Mais veuillez donc poursuivre votre plan de disgrâce
Car je veux tout savoir !
LE MINISTRE
Voilà ce qui se passe :
Je commence par rayer en trois ans les RASED Et pour tromper les gens sur le maintien de l'aide Je laisse aux enseignants l'entière liberté De s'occuper tout seuls de la difficulté. Ils auront pour cela comme unique
bagage La chance de pouvoir faire quelques journées de stage ;! J'ai enlevé deux heures d'école par semaine Mais évidemment pas pour ceux qui mal apprennent : On dit la journée de trop longue durée Qu'il faudrait réformer notre calendrier Et moi je vous dis qu'il en faut davantage Et qu'il faut les forcer même jusqu'au gavage !
LE PRESIDENT
C'est à n'en point douter une idée fort plaisante, Le mérite sera la seule valeur payante !
LE MINISTRE
Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier Je les envoie le faire à l'université. Voyez l'inanité d'une bonne formation Nous qui n'avons besoin que d'agents et de pions ! Cela vous plaît-il ?
LE PRESIDENT
Assurément je pense,
Mon humeur est ravie et elle est d'importance Car c'est elle qui règle le cours de mes pensées Qui font toujours écho à l'actualité. Mais contez-moi encore votre train de mesures.
LE MINISTRE
De l'école en danger j'augmente la fêlure : Il existe des classes que l'Europe nous envie Accueillant les plus jeunes des enfants du pays. Il serait opportun de les faire disparaître Pour affecter ailleurs ce
réservoir de maîtres Qui ne font de leur temps que des couches changer Et ne connaissent point les joies de la dictée. Des enseignants en moins réduiraient nos dépenses
Et il n'y aurait plus de maternelles en France! Afin de remplacer les absences des maîtres Avec tous ceux qui veulent, une agence va naître. Si celui qui remplace se trouve être plombier, La chaudière de l'école il pourra réparer,
S'il est mécanicien et connait son affaire Les voitures des collègues il pourra bien refaire, Et si par de la chance il se trouve enseignant Il pourra prendre en charge d'une classe les enfants !
LE PRESIDENT
Je reconnais bien là votre astuce admirable Et votre esprit retors qui ne se sent coupable ! Cette école qui veut faire des citoyens Il faut qu'à l'avenir elle n'en fasse rien ! Œuvrez donc mon ami, la tâche
n'est pas mince Car c'est l'éducation qui menace les Princes !!!!
1/11/2009 Marie Maheo a été publié!
"Complainte pour un HLM" est sorti jeudi dernier aux éditions du Seuil.
Qui est Marie? Une artiste plasticienne à découvrir! J'avais déjà recommandé son expo, "Deux points ouvrés", en juin dernier.
Voici une brève présentation faite par France 3, c'est ici.
Et pour vous donner envie d'acheter ce livre plein d'humour, visitez le site.
Que faut-il faire pour obtenir un logement en HLM? 1/7/2009 Lettre ouverte de Philippe Merieu, pédagogue, à Xavier Darcos, Ministre de l'Education Nationale, le 27/12/08
C'est ici. 6 pages, discours clair et bien argumenté. A lire.
Samedi 17 janvier : Journée de manifestations pour l'éducation
L'ensemble des organisations à
l'origine de l'appel « L'éducation est notre avenir » appelle à
amplifier les mobilisations en janvier 2009 et à faire du samedi 17
janvier dans tous les départements une journée de manifestations pour
défendre le service public d'éducation que le gouvernement veut
affaiblir par des budgets de régression, des mesures qui amputent son
ambition et sa cohérence, et pour réclamer un véritable dialogue social.
L'ensemble des organisations dénonce
une politique éducative qui méprise la jeunesse, les lycéens, les
étudiants, les parents d'élèves, les collectivités territoriales, le
monde associatif et les personnels de l'éducation, de l'enseignement
supérieur et de la recherche, de la jeunesse et des sports. » "Il faut
beaucoup d'indisciplinés pour faire un peuple
libre." Georges
Bernanos 12/13/2008 Comment j'ai fait pour ne pas voir ces vidéos avant??!
Que lindo! Me da ganas de bailar! Quiero el tango.
Bravo a Gaston y Mariela. Gracias. 12/6/2008
...je vous conseille ces deux blogs:
Le blog de Jean-Pierre Martin, un petit cadre dans une grosse boiboite ou le bonheur d'être banquier, riche et français et de se lever tôt le matin.
To blOg or nOt to blOg. Le
blog de Virginie de Galzain, journaliste & co. C'est selon :
l'envie, l'humeur, l'actualité. Le ton : léger, grave ou passionné. Le
fond : n'engage que moi, et vous, si vous y participez. Au fil des
posts : photo, environnement, santé, société, culture, droits de
l’homme, etc. Bonne lecture. 11/29/2008 J'ai vu le week end dernier à Freiburg les démos de tango les plus hallucinantes que je n'ai jamais vues!! Chicho excelle dans son art. Il continue à créer et à nous faire rêver. Et Juana l'accompagne admirablement bien.
Voici les vidéos. Pas top. Incomparables avec la réalité. Mais savourez quand même leur musicalité!
Avec Sebastian y Mariana:
Tapez "Tangomafia 2008" sur You Tube si vous en voulez encore.
Vous pouvez voir ça au Blue Triton au Lilas demain soir. Ecoutez au moins les 4 premières minutes...
Toujours et encore Hamilton de Holanda avec sa mandoline.
11/17/2008
Veille d'opinion dans l'Education: «En aucun cas on ne peut parler de fichage»
Recueilli par Véronique Soulé. Libération.
Le
ministère de l'Education nationale veut-il ficher les profs qui
s'expriment en toute liberté sur la Toile? La polémique bat son plein
après la publication d'un appel d'offres daté du 15 octobre lancé par
le ministère de l'Education et celui de l'Enseignement supérieur et de
la Recherche pour assurer «une veille de l'opinion». L'appel d'offres est consultable en pdf ici.
Il est précisé que les ministères attendent une analyse de tout ce
qui se dit et s'écrit dans les medias classiques – journaux, télés,
radios - mais aussi sur le net, y compris les blogs et autres échanges
informels. Coût du marché pour l'année 2009: 100 000 euros hors taxes
pour l'Education nationale, 120 000 euros hors taxes pour
l'Enseignement supérieur.
Véronique Mély dirige la Délégation à la Communication commune aux
deux ministères qui est à l'origine de l'appel d'offres. Elle a accepté
de répondre aux questions de Liberation.fr
Est-ce la première fois que vous publiez un tel appel d'offres?
Cela est devenu nécessaire d'étendre la revue de presse auparavant
limitée aux medias traditionnels au web classique et au web informel
car nous nous sommes retrouvés devant une infinité de medias. Et la
thématique de l'éducation est extrêmement présente sur le web. En
réalité, il s'agit d'une prestation classique d'analyse des medias.
En aucun cas, on ne peut parler de fichage ou de surveillance. Il ne
s'agit absolument pas d'identifier des cas individuels ou de constituer
des fiches nominatives. Tout cela procède du fantasme. Nous voulons
seulement savoir quel site a de l'influence, évaluer les audiences. En
clair nous voulons écouter tous ceux qui veulent se faire entendre sur
le web,
Y a t il quelque chose de nouveau dans l'appel d'offres cette année pour expliquer la levée de boucliers?
La formulation générale est la même. Mais cette année nous avons
introduit des précisions dans le «cahier des clauses particulières»:
nous parlons notamment de repérer des «leaders d'opinion», les
«lanceurs d'alerte», etc. Mais ce vocabulaire a été mal interprété,
particulèrement le second terme. Or s'agissant d'un appel d'offres, il
nous fallait préciser au maximum le produit que l'on demande à la
société prestataire. Et nous avons utilisé la terminologie habituelle
pour ce type de service.
Disposez-vous toujours d'une revue de presse classique?
Bien sûr et elle ne choque personne, la polémique s'étant focalisée
sur le web. Elle a d'ailleurs récemment été dématérialisée: chaque
matin, les destinataires la recoivent en format pdf. Tout au plus en
imprime-t-on trois exemplaires.
La veille plurimedia, elle, est un produit de synthèse généralement
hebdomadaire. Mais on peut demander à la recevoir plus souvent. Cette
synthèse souligne les grands thèmes qui sont repris dans la presse
traditionnelle et sur le web, les sujets discutés sur le web que les
medias classiques ne reprennent pas, les videos qui circulent, etc.
Comprenez-vous cet emballement?
Je suis assez surprise par l'interprétation de cet appel d'offres et
par l'amalgame. Je ne peux que constater une sensibilité certaine à ces
sujets qui s'est cristallisée sur certaines expressions. Mais je le
répète: l'opinion cherche à se faire entendre sur le web, et nous, nous
cherchons à l'écouter.
11/9/2008 Pour ceux que cela intéresse:
Logique implacable...
10/27/2008 Une copine, psychologue scolaire, vient de sortir un livre. Un boulot énorme et très intéressant pour une instit en ZEP comme moi!
Voici la 4ème de couverture:
Doit-on tolérer que des enfants entrent dans le monde de la violence en
même temps qu’ils franchissent la grille de l’école ? En milieu
scolaire, la violence, verbale et physique, gagne du terrain. Quand
l’enfant est au bord du gouffre et que la chute est imminente, que
faire ? Le bourreau était-il une ancienne victime ? L’enfant porte-t-il
en lui la trace d’une transmission générationnelle ? Autant d’énigmes
que ce livre tente de résoudre.
Les études de cas de sept garçons et
filles de moins de douze ans éclairent le propos. Entretiens avec les
enfants et leurs familles, témoignages des enseignants, directeurs
d’établissements, psychologues, assistantes sociales, éducateurs spécialisés, bilans psychométriques et analyses des dessins alimentent l’enquête.
Pour
prévenir plutôt que guérir ! Pour apprendre à connaître, à comprendre
les enfants violents et, qu’un jour, ils puissent être accompagnés,
suivis, soignés et capables d’évoluer et de progresser. Parce qu’ils ont droit à un avenir !
Psychologue
de l’Éducation nationale en réseau d’éducation prioritaire, Séverine
Fœnix dresse un état des lieux alarmant et attire l’attention sur le
désarroi grandissant des enseignants qui luttent pour éradiquer la
violence, sur les risques encourus pour le personnel de l’Éducation
nationale. L’auteur livre un ouvrage de référence destiné aux
professionnels de l’éducation, aux enseignants et aux psychologues. Et
aux parents, peut-être ?
9/21/2008
Une expo
Cinquante ans durant, Avedon fut l’un des plus grands noms de la photographie de mode. L’exposition au Jeu de Paume regroupe 270 œuvres retraçant l’ensemble de sa carrière de 1946 à 2004 : des photographies de mode bien sûr, mais surtout des portraits de nombreuses célébrités du monde de la politique, de la littérature, de l’art et du spectacle.
Ces portraits sont magnifiques, les regards sont impressionants, c'est la première fois que les larmes me montent et que ma gorge se noue à une expo photos...
Un film
Pour les fanas de tango, un Buena Vista Social Club argentin est sorti: Cafe de los maestros. Hommage à l'âge d'or du tango. Très belle B.O. mais le documentaire est monté de façon un peu étrange. Toujours sympa de voir des musicos de 80 ans encore passionés!
Une vidéo
Deux couples dansent une milonga chorégraphiée. Muy divertido!
9/14/2008
A 30 ans et un mois, et après 9 ans de tango, rien ne me rend plus heureuse que de chausser mes talons et de partager un moment magique avec un danseur de tango musical, sensuel et à l'écoute de l'autre.
Ce soir, coup de blues après l'extase du marathon de Hamburg.
48h de tango avec 150 très bons danseurs complètement accros venus de toute l'Europe (une dizaine de nationalités!).
Si le paradis existe, j'en veux un comme cette milonga!
Cette danse improvisée m'émeut profondément.
Gracias Di Sarli, Biagi, Pugliese, Diaz, Tanturi, Piazzola...
Merci à tous ces danseurs qui m'ont fait entrer dans leur univers mystérieux et qui ont enrichi le vocabulaire de mon langage tanguero.
"Le tango est une possibilité infinie". 9/7/2008
Pour ceux qui se tâte encore..."Je m'y mets ou pas cette année?"
Il ne faut plus hésiter!!
Eloixa et Bruno vont donner des cours de tango pour débutants et intermédiaires tous les mercredis soirs à la Casa del tango.
Deux très bons danseurs passionnés et d'excellents pédagogues!
8/29/2008
Ecole: «le Grand Bond en arrière»
Jean-Yves Vlahovic. «11200 suppressions de poste à la rentrée 2008, 13000 en 2009, voilà ce qui attend les élèves et leurs parents dans l’Education Nationale pour les deux prochaines années scolaires. Le ministère a même avancé le chiffre de 80000 à l’horizon 2012, prétextant une baisse des effectifs dans le secondaire. Ce qui se met en place n’est ni plus ni moins que le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. L’objectif de ce gouvernement étant de rester dans les «clous européens» (dette publique inférieure à 3% du PIB). Et ce n’est pas tout ! Depuis plusieurs années, et surtout depuis plusieurs mois, l’école subit un certain nombre d’attaques en règle, particulièrement l’école maternelle et élémentaire (le socle du système éducatif).
- Haro sur la méthode globale d’apprentissage de la lecture, qu’aucun enseignant digne de ce nom n’a jamais appliqué à 100%, privilégiant d’abord une approche basée sur le sens de l’écrit puis sur l’analyse progressive de la combinatoire des mots et du texte. C’était l’époque de Robien et de la glorification du b-a-ba !
- Suppression progressive de la carte scolaire, donc des écoles –ghettos pour les moins débrouillards.
- Suppression pure et simple du samedi matin, sans concertation aucune avec les enseignants et les parents sur les conséquences : on passe donc de 26h à 24h hebdomadaires pour les élèves, soit 72h d’enseignement en moins sur l’année, avec un volume de programmes qui reste lourd.
- Le traitement de l’échec scolaire, estimé à 15% des enfants arrivant au collège. Aucune analyse sérieuse des causes sociales n’a été faite par les Inspections académiques. Au lieu de cela, on va stigmatiser encore les élèves les plus en difficulté, en leur infligeant 2h supplémentaires par semaine et des stages de rattrapage pendant les vacances. Non pas que les instits et profs d’école veuillent eux aussi passer à 24 h hebdo. Nous revendiquons même de continuer à faire 27h de présence dans l’école (dans les faits, c’est bien plus, et aucun enseignant ne s’en plaint). Mais ce que nous voulons, c’est que les enfants ayant besoin de soutien puissent continuer à en bénéficier sur le temps imparti à tous, et non hors temps scolaire, et soient pris en charge par les personnels spécialisés (psychologues, rééducateurs, maîtres de soutien) des réseaux d’aide (RASED) qui, hélas, voient leurs effectifs fondre comme neige au soleil. On parle même de leur disparition en 2012.
- Les fameux nouveaux programmes : ceux mis en application à partir de 2002 l’ont été après deux années d’études et de concertation étroite avec les chercheurs, les pédagogues, les personnels et les usagers de l’Education. Il y a eu un consensus entre le ministère, les syndicats enseignants, les fédérations de parents d’élèves et même entre les partis politiques de gauche comme de droite, puisque les contenus avaient été élaborés sous Jack Lang, ministre de l’Education d’alors et mis en œuvre par Luc Ferry, qui lui a succédé et qui faisait partie du Conseil Consultatif des programmes scolaires avant 2002. D’ailleurs, depuis que l’école républicaine, laïque, gratuite et obligatoire existe, les ministres concernés ont toujours eu la sagesse de faire un bilan des programmes précédents avant d’en établir de nouveaux, de mettre tout le monde autour de la table, d’écouter, de prendre du temps, et essayé d’obtenir l’assentiment le plus large possible entre les professionnels et les usagers de ce service public d’Education.
Foin de toutes ces considérations ! D’après certains syndicalistes, il se murmure dans les couloirs du ministère de la rue de Grenelle, qu’il faut abattre le «pédagogisme». Si l’école ne doit pas être le domaine de la pédagogie, où donc a-t-elle sa place ? Or là , patatras ! Darcos a renversé la table sans crier gare ! Et s’est mis à dos la plupart des chercheurs en Sciences de l’Education (Philippe Meyrieu et bien d’autres), des mouvements pédagogiques, des syndicats enseignants, de la FCPE,même Lang et Fillon se sont fendus d’un texte commun pour dire halte-là, cela suffit ! Car ce qu’il nous a servi valait son pesant de bonnets d’âne ! Il faut dire que ses maîtres à penser en matière de pédagogie (Jean-Paul Brighelli, auteur de /«La fabrique du crétin»/ et Marc Le Bris, auteur de /«Et vos enfants ne sauront pas lire…ni compter», /entre autres) n’y sont pas allés avec le dos de la cuiller :
- «Retour» au par cœur automatique ; à noter que le par cœur n’a jamais disparu des écoles (tables, règles diverses), mais sans être pour autant systématisé,
- «Retour» aux fondamentaux (français et maths), ceux-ci n’ayant jamais été abandonnés soit dit au passage, mais cela se fera au détriment de l’ouverture sur le monde, de toute la culture humaniste (histoire, géographie, sciences expérimentales), de la pratique artistique (musique et arts visuels) et informatique. Eh oui, il fallait bien trancher dans les contenus avec 72h en moins.
- «Retour» à des valeurs qui se veulent rassurantes pour les nostalgiques de la communale d’antan : Exit la poésie, vive la récitation Exit l’expression écrite, vive la rédaction Exit l’éducation civique et citoyenne, vive l’instruction morale et civique.
Les mots sont lourds de sens. Ceux-là fleurent bon les blouses grises et les coups de baguette sur les doigts.
Le plus étrange, c’est que personne n’a signé ces nouveaux programmes, ni Darcos, ni Brighelli, ni Le Bris, ni d’autres d’ailleurs. Auraient-ils peur de leur prétendue audace ? Depuis la fin du XIXème siècle, chaque ministre initiateur de nouvelles instructions les signait logiquement de sa plume. Mais là, personne ! Quel courage !
Les avancées des chercheurs en pédagogie, les acquis de Piaget, de l’ICEM (mouvement Freinet), de l’école Montessori, du GFEN, des CEMEA, des Francas,… ont été jetés aux orties. Il leur fallait absolument détruire les innovations dans l’Education depuis 1968, année honnie par l’Omniprésident et les tenants de la droite qui y sont tous allés de leurs vieilles lunes réactionnaires. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un sacré bond en arrière ; la philosophie rétrograde de ces contenus nous plongent au début du XXème siècle (les instructions de 1923, par exemple).
Quant à l’école maternelle, les objectifs qui lui sont assignés manquent singulièrement d’ambition : allègement des programmes, petite et moyenne sections y sont à peine abordées, apprentissage trop précoce de mécanismes en grande section, qui risque de devenir un pré-CP. L’ «apprendre à vivre ensemble» y est délaissé au profit de «l’apprendre à être élève». Là aussi, l’instruction prend le pas sur l’éducation.
La mise en place envisagée d’EPEP (Etablissements Publics d’Ecoles Primaires) font craindre des regroupements d’écoles, donc encore des suppressions de poste, des conseils d’administration aux mains d’élus locaux laissent augurer la disparition de l’autonomie pédagogique et la baisse le la représentation des parents d’élèves (de 1 par classe aujourd’hui au conseil d’école à 1 pour 10 classes dans ces CA).
Enfin, la formation des maîtres est elle aussi remise en cause. Certes, celle-ci est loin d’être la panacée actuellement et il y a parfois un gouffre entre ce qui est enseigné dans les IUFM et la réalité quotidienne d’une classe et d’une école. Mais elle est toujours perfectible. Or, ce qui se profile pour 2010, c’est le passage de bac+3 à bac+5 pour espérer devenir prof d’école ou du secondaire. Belle économie réalisée en prétextant une élévation du niveau de formation. Car les étudiants reçus à l’IUFM y touchent un salaire, ce qui ne sera plus le cas ensuite. La formation sera déléguée (et délayée) aux universités, et un « compagnonnage » tiendra lieu de formation sur le tas. Au risque de voir débarquer dans les écoles des étudiants très pointus dans leur domaine mais complètement démunis sur le plan de la pédagogie, de la didactique et de la psychologie enfantine.
Face à toutes ces attaques et dérives contre l’école publique, des voix se sont élevées un peu partout en France, mais sans doute pas en nombre suffisant et pas assez relayées médiatiquement pour faire reculer le ministre et ses conseillers, qui n’ont cédé qu’à la marge sur quelques points insignifiants, après une pseudo concertation sur les nouveaux programmes.
En Loire-Atlantique, un mouvement de résistance citoyenne important (incluant parents d’élèves, enseignants, élus locaux) a pris corps depuis la fin mars : nombreuses AG de secteurs et départementales, refus de remplir les grilles d’analyse des nouveaux programmes et les avenants aux projets d’école incluant les 2h de soutien hors temps scolaire, de mettre en place les cours de rattrapage pendant les vacances, rassemblements devant l’Inspection Académique et son occupation (l’un de nos collègues a d’ailleurs été inculpé pour violence sur agent de la force publique, suite à l’évacuation musclée du bâtiment par les gardes mobiles à la demande de l’Inspecteur, le 11 juin), chaîne humaine, blocage de la raffinerie de Donges, manifestations dans les rue de Nantes (3000 personnes à la première, 15000 à la seconde, 2500 à la troisième). Une intersyndicale et une coordination citoyenne départementale se sont mises en place pour lutter et se donner les moyens de mener des actions contre ce train de réformes anachroniques et rétrogrades. A la rentrée, nous nous rappellerons au bon souvenir de Darcos, de l’Inspecteur et du Recteur d’Académie en menant une action spectaculaire lors des Rendez-vous de l’Erdre, une manifestation musicale ayant lieu les 30 et 31 août dans les rues de Nantes le long de cet affluent de la Loire, et nous tiendrons une AG de rentrée le 3 septembre, pour décider ensemble de la suite du mouvement et des actions à mener. Car nous voulons fermement poursuivre la résistance à cette entreprise de démolition de l’école publique et espérons être rejoints par d’autres départements pour faire front à cette politique imposée qui va vers le pire. »
Karl Laske (article du Contre-Journal dans Libération) 8/27/2008
De retour à Paris:
- le ciel gris
- l'asphalte
- les mauvaises odeurs de mon quartier
- le bon air bien pollué
- peu de sourires
- beaucoup d'insultes
Et pourtant, quel bonheur de retrouver ma capitale adorée:
- mon studio
- mon vélo
- le tango
- le boulot
- y los amigos
Bonne rentrée!
8/5/2008
Quelques plans sympas pour ceux qui sont à Paris au mois d'août:
LE CINE
- Le festival Cinema Au Clair de Lune du 6 au 24 août:
Trois semaines durant, Cinéma au clair de lune parcourt les quartiers de Paris et installe écran géant, chaises et projecteur pour une séance à la belle étoile... Pour sa 8e édition, le festival du Forum des images invite à un tour d'Europe avec, chaque soir, une escale dans une capitale à travers des grands classiques et des comédies, d'hier et d'aujourd'hui : Londres par Antonioni, Amsterdam par Hitchcock, Madrid par Almodóvar, mais aussi Vienne, Lisbonne, Rome, Dublin… Alors, suivez le guide et bon voyage !
http://clairdelune.forumdesimages.net/
- Le festival Cinema en plein air à la Villette du 15 juillet au 17 août:
18ème édition du Cinéma en plein air de la Villette, parrainée par Hafsia Herzi, César du Meilleur espoir féminin 2008. Les étoiles du cinéma vont briller sur l'écran géant du cinéma en plein air de la Villette. Entrée 2 euros.
Le programme ici.
DES SPECTACLES
Le festival Paris Quartier d'été du 15 juillet au 16 août:
Rendez-vous avec le festival de l’été à Paris, qui compte cette année 256 artistes de 11 pays différents, 57 événements -dont 16 gratuits- parmi lesquels : 8 spectacles de danse, une heure de promenade dans la « Maison des sons » de Pierre Henry, du théâtre dans un camion bulgare, sur les bancs d’un amphithéâtre ou au bord du Canal St Martin, de la musique du monde dans les parcs, un concert symphonique dans les jardins du Luxembourg, du cirque à Bercy-Village, etc.
http://www.quartierdete.com/
DU JAZZ
- A la Villette, c'est pour le mois de septembre.
- Au parc Floral c'était au mois de juillet.
AU BORD DE L'EAU
N'oubliez pas les quais de Seine (devant l'Institut du Monde Arabe) pour danser le tango, la salsa ou le swing dans un cadre magnifique!
Il y a aussi les bords du Canal de l'Ourcq pour faire une pétanque ou Paris Plage pour un concert le vendredi soir.
Bon été à tous! 8/3/2008
Voici Florence Foresti sur scène. J'adore cette nana! Tous ces sketchs me font délirer.
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